Pour établir une relation

Le professionnel est parfois obligé de lire les questionnaires traditionnels aux enfants, qui les trouvent compliqués et ennuyeux.  La brièveté du Dominic, le côté ludique et la correspondance des situations avec le vécu de l’enfant maintiennent son attention sur le test.  Les jeunes aiment les jeux vidéo où ils se sentent en contrôle.  Ils ont l’habitude des ordinateurs et se sentent à l’aise.  Leurs commentaires révèlent que c’est souvent à eux-mêmes qu’ils s’adressent lorsqu’ils répondent au Dominic.

Avec les parents Dominic peut aussi dédramatiser certaines situations.

Dominic dépiste les problèmes intériorisés

Même s’ils connaissent bien l’enfant ou l’adolescent, les adultes ont tendance à percevoir les problèmes de comportement plutôt que les éléments dépressifs et anxieux.  Dominic apporte une vision plus nuancée en aidant les jeunes à exprimer leur monde intérieur.  Environ la moitié des problèmes de comportement masquent des problèmes intériorisés inapparents ou au second plan.  Les cliniciens sont généralement plus en accord avec l’enfant ou l’adolescent qu’avec les parents ou les enseignants.

Dominic minimise les réactions de défense

Dominic permet d’éviter les questions directes : un clic sur une question dans la page de résultats rappelle à l’écran l’image sur laquelle le jeune peut élaborer.

Autres apports cliniques du Dominic

Quelques exemples basés sur des associations ou, au contraire, sur des manques d’association mettent en évidence la richesse des apports cliniques du Dominic.

Exemples basés sur la comorbidité :

L’association de scores élevés aux tendances à l’anxiété de séparation et à l’opposition ou au TDAH évoque la surprotection.
L’association de scores élevés à la tendance au trouble de l’attention et à l’anxiété généralisée évoque davantage l’anxiété que le TDAH. Un enfant référé pour hyperactivité peut en réalité être très anxieux.
L’association de scores élevés aux tendances à l’anxiété généralisée et aux problèmes de conduite (délinquance) évoque un appel à l’aide.

Exemples basés sur le manque d’associations :

Les enfants décrits comme difficiles et dont Dominic est normal manquent d’insight et sont peu en contact avec leurs émotions. Un tel pattern est inquiétant : l’enfant est-il coupé de ses affects et/ou de la réalité?
Des résultats discordants, par exemple un enfant timide qui ne parle à personne, mais se décrit comme très agressif, évoquent aussi une dissociation avec la réalité.
Certains jeunes enfants (6 – 7 ans) expriment parfois un monde de fantaisies basées sur la télévision ou sur des jeux vidéo, qui peut suggérer une perte de contact avec la réalité.
Certains enfants (6-7-8 ans) rapportent des tendances aux troubles de conduite, mais peu de symptômes d’opposition. Ils communiquent des fantasmes agressifs qu’ils ne peuvent pas exprimer dans leur famille, et non des comportements réels.